Le cèdre du Liban en passe de disparaître
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Le Liban, petit pays de quelques 10 500 km2, ne contribue pas de façon significative au réchauffement climatique. C’est en effet un pays peu industrialisé, mais très touristique. Le relief y est très varié : sur ses 65 km de longueur, l’altitude varie de 0 à 3 089 m à son point culminant. C’est sur le massif du mont Liban qui s’incline lentement vers le sud jusqu’aux monts Galilée que le Qurnat as-Saouda culmine. Des rivières creusent des gorges profondes dans la montagne.
Le Liban jouit d’un climat très varié, de type méditerranéen. Il est rude dans les montagnes, doux à chaud, humide sur la côte, semi-aride en montagne, désertique dans l’Anti-Liban et continental dans la plaine de la Békaa. Des névés persistent toute l’année sur les hauteurs et la neige peut atteindre plusieurs mètres d’épaisseur en montagne. Des écarts de températures importants peuvent apparaître, selon la région et l’altitude. Les hivers sont humides. La saison des pluies, qui s’étend de novembre à mars, atteint son maximum en janvier. L’été est chaud et humide sur la côte, mais sec en montagne ; on peut alors trouver la fraîcheur dans les collines ou dans les contreforts des monts occidentaux, plantés de pins, de cyprès et de cèdres dont les plus anciens ont 2 000 ans.
Cet arbre millénaire, souvent mentionné dans la Bible et dans d’autres textes anciens, a joué un rôle important dans la culture, le commerce et les rites de l’Orient ancien. Son exploitation intensive débuta au IIIe millénaire av. J.C., lorsque des cités de la côte, comme Byblos, ont commencé à en faire le commerce avec l’Égypte. Le bois de cet arbre était utilisé dans la construction des bateaux et des temples.
Le symbole du pays, présent sur le drapeau national, serait - selon plusieurs écologistes et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) - menacé par le changement climatique. Cet organisme y a inscrit le “Cedrus Libani” sur la liste des espèces fortement menacées de par le monde. Cette espèce aime la neige et si certaines conditions ne sont pas respectées, les graines reproductrices ne peuvent se disséminer. La brume d’été et le froid hivernal propice à la germination des graines lui sont nécessaires. Ainsi, toute modification de ces facteurs plusieurs années de suite peut conduire à la mort de ces arbres.
Les spécialistes mettent en garde contre l’impact du réchauffement climatique sur cet arbre majestueux aux aiguilles persistantes et pouvant atteindre 40 m de hauteur qui, victime d’une déforestation intensive, ne vit déjà plus que dans des zones protégées. Ce joyau de la nature présent entre 1 500 et 2 000 m d’altitude et dont le bois a été prisé à travers l’histoire pour sa dureté et sa résistance, est menacé de disparition. La réserve naturelle des cèdres d’Al-Chouf, dans la région montagneuse du Chouf, au sud-est de Beyrouth, capitale du pays, est en danger. Cette réserve, la plus importante du pays avec plus de 25% de ses 2 000 hectares plantés de cèdres, a été créée en 1996.
Sources :
- Wikipédia
- IUCN

