Vertes pompes et groles éco
Mis à jour le dimanche 30 octobre 2011
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S’il est un élément de la tenue vestimentaire qui soit composite, c’est bien la chaussure. Cuirs tannés chimiquement, plastiques, résines, colles synthétiques, métaux lourds (utilisés pour la production) ont été et sont encore l’apanage de cette industrie qui nous fait marcher. Mais les choses sont en train de changer. À moins d’être toute en cuir, la chaussure nouvelle peut être faite de matières végétales, mais également de matières recyclées. Alors, depuis plusieurs années déjà, quelques entreprises se sont lancées avec brio dans la chaussure écologique ou biodégradable. Petite visite d’une sélection choisie !
BIONAT®
Bionat® est une entreprise française de fabrication de chaussures aux méthodes ancestrales. Leurs chaussures sont réalisées avec le plus grand soin, avec un savoir-faire retransmis de génération en génération. Ce sont des chaussures conçues pour durer et qui sont ressemelables.
Les cuirs utilisés pleine fleur [1] sont sélectionnés parmi les meilleurs d’Europe : France, Allemagne, Portugal, Italie... Contrairement aux cuirs conventionnels, ils sont tannés sans chrome et sans métaux lourds. L’environnement est ainsi préservé et les risques d’allergies sont écartés. Les teintes utilisées sont sans colorant azoïque. Ces produits contaminent les écosystèmes naturels, se concentrent sur toute la chaîne alimentaire et au final, menacent gravement la santé. Pour la doublure et la semelle intérieure les cuirs sont plus fins pour plus de confort et ils ne sont pas teintés.
Les semelles sont végétales en pur lait d’hévéa et sans latex de synthèse. La structure à alvéoles agit comme un amortisseur naturel et absorbe ainsi jusqu’à 50% des effets de chocs.
Chaque paire de chaussures est unique et fabriquée avec beaucoup d’attention. Elles sont mises au point en collaboration avec des orthopédistes pour une forme et une posture du chaussé les plus naturels possibles. Les chaussures Bionat® sont adaptées à la forme du pied et non le contraire ; elles peuvent ainsi éviter les déformations, hallux valgus, cors, durillons...
- Produits issus du commerce équitable
- 30 ans d’expérience
- Coton bio et latex naturel
- Certifiés par des organismes internationaux

- Quelques modèles artisanaux de l’enseigne BIONAT®
EL NATURALISTA
La première chaussure El Naturalista est née à La Rioja en décembre 2001, dans une région fertile et prospère d’Espagne, bien connue pour son savoir-faire en matière de maroquinerie et de botterie, qui a su équilibrer les forces de qualité et de design entre tradition et modernité. El Naturalista veut suivre une philosophie qui lui est propre, en gardant à l’esprit l’état de notre planète et les conditions de vie des hommes qui la peuplent. El Naturalista montre ainsi que le progrès peut se faire d’une manière différente. El Naturalista utilise pour produire ses chaussures des matières premières et des substances peu polluantes ou neutres pour l’environnement. Tous les modèles sont teints avec des couleurs naturelles et le procédé de teinture est végétal. Dès que cela est possible, les semelles et les talons des chaussures El Naturalista sont obtenus à partir du recyclage du caoutchouc ou de polyuréthane. Dans le même esprit, El Naturalista utilise des dérivés de chrome, qui sont les métaux les moins toxiques pour l’environnement comparés aux autres métaux utilisés dans l’industrie textile et maroquinière. Mais la marque a également inventé et expérimenté avec succès la teinture du “cuir pergamino”, traité sans chrome. Le concept de l’entreprise est le suivant :
- promouvoir les matériaux et les teintures naturelles,
- éviter les substances toxiques et polluantes,
- protéger et préserver l’environnement,
- utiliser des substances biodégradables à chaque fois que cela est possible,
- recycler les matériaux au maximum,
- payer les producteurs décemment et équitablement,
- développer les savoirs-faire traditionnels,
- soutenir une technologie de pointe,
- produire en toute transparence et communiquer.
Depuis sa création, la marque n’a cessé de se développer, d’être distribuée et d’ouvrir de nouvelles boutiques de part le monde. Se préoccuper de l’environnement n’est pas suffisant pour El Naturalista, qui place l’humain au centre de ses activités. C’est pourquoi l’entreprise a monté dès juin 2004 un projet humanitaire, le “Projet Atauchi”, principalement axé sur le développement des communautés les plus petites et les plus pauvres. El Naturalista s’est associé à l’ONG [2] Pro Perou de Pampola qui finance les actions de développement grâce à une aide internationale. Le but est de construire les équipements nécessaires à un établissement scolaire, la formation des professeurs et de leurs assistants, la distribution d’électricité dans les foyers grâce à un ensemble de panneaux solaires.

- Un échantillon de la gamme EL NATURALISTA
FYE (For Your Earth)
For Your Earth est un projet qui a germé un beau jour de l’année 2007 dans la tête d’Emmanuel CORTEZ. L’entreprise est née de la volonté d’agir en faveur de la planète. En repensant le système de production, elle a voulu limiter l’empreinte écologique, c’est-à-dire l’utilisation des ressources naturelles liée à la fabrication des chaussures FYE.
FYE respecte donc :
- l’environnement en utilisant des matériaux recyclés et issus de l’agriculture biologique, en s’impliquant dans un projet avec GoodPlanet [3] pour compenser les émissions de carbone que la marque ne peut réduire et en recyclant des chaussures en fin de vie avec Emmaüs (Le Relais) [4],
- le consommateur en utilisant des produits certifiés non toxiques (colorants, colle à l’eau, coton biologique, …),
- les conditions de travail en investissant 5% du prix de la chaussure pour améliorer les conditions de travail, en soutenant par exemple des projets liés à la santé.
Pour permettre au plus grand nombre de faire un geste pour la planète, FYE s’évertue à créer des chaussures tiges basses dont le prix de vente conseillé est de 45,00 €. Deux ans d’efforts ont été nécessaires pour parvenir à ces résultats, mais l’entreprise veut aller encore plus loin, consciente que le projet actuel n’est pas parfait.
Elle œuvre ainsi pour :
- que la totalité des composants de la chaussure soient issus du recyclage et de l’agriculture biologique et recherche de nouveaux fournisseurs qui sauront répondre à cette exigence,
- rapprocher le lieu de production du lieu de distribution, la fabrication se faisant actuellement au Vietnam pour permettre un tarif accessible,
- étudier d’autres moyens d’acheminent de la marchandise depuis l’usine de stockage jusqu’aux entrepôts des distributeurs, le transport par camion en France étant un pôle coûteux en CO2.
Par ailleurs, l’entreprise compense ses émissions de carbone grâce à un partenariat avec Planète Urgence [5] : 1 chaussure FYE achetée = 1 arbre planté.

- Les chaussures FYE
MOYI EKOLO
Moyi Ekolo est une nouvelle marque française de mode éthique créée par Annabel GERENTHON, auparavant styliste pour de grandes marques de chaussures . Elle a monté son entreprise avec Julien Adda en 2007 et recevait un an avant, le Prix Ekilibre [6] par le Ministère du Travail alors qu’elle n’en était qu’au stade de projet.
D’abord assurée par une petite unité dans le bassin industriel de Romans-sur-Isère (Drôme), la fabrication se poursuit également aujourd’hui à Cholet (Maine-et-Loire), deux villes durement touchées par les délocalisations.
Trois grands principes guident la marque :
- fabrication en France pour préserver les savoir faire au sein du bassin industriel de la chaussure de luxe,
- matières premières à haute qualité environnementale. Les cuirs sont tannés de manière végétale avec des écorces de bois, les semelles sont en caoutchouc naturel, fabriquées selon un processus exclusif de moulage au lait d’hévéa et les laines bio sont fabriquées en Ardèche par une coopérative de production,
- développement d’une filière cuir en Namibie (Afrique) en partenariat avec des ONG locales.
Les décisions du Grenelle Environnement [7] sont mises en pratique (circuits courts de production et diffusion, matières écologiques).
Dans le dialecte lingala qui a cours en République du Congo, Moyi ekolo signifie “citoyen”. Une entreprise actrice d’une mode éthique, écolo et solidaire.

- Une partie de la gamme MOYI EKOLO
OAT shoes
Deuxième prix des Green Fashion Awards d’Amsterdam [8] au mois de mars dernier, l’entreprise hollandaise OAT commence à commercialiser les premiers modèles de ses chaussures biodégradables depuis le début du printemps. Conçue par deux jeunes designers et créateurs de la marque, voici une tennis/basket qui se décline en 4 couleurs et 6 modèles : la Virgin Collection. C’est quoi ? De jolies sneakers blanches, hautes ou basses, avec des semelles colorées. Elles sont fabriquées avec du chanvre, du coton bio et du liège et assemblés avec un bioplastique certifié biodégradable. Toutes ces matières proviennent d’Europe, en dehors chanvre.
Les chaussures se portent aussi longtemps que des normales et il n’y a aucun risque qu’elles se décomposent aux pieds, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. Le processus de dégradation se met en place lorsqu’elles sont enfouies en terre. Au bout de six mois, il n’en subsiste plus qu’un dixième dans le jardin. Cette durée peut cependant varier selon la température, l’humidité et la fertilité du sol. Ces chaussures biodégradables réservent aussi une surprise : leur languette contient un mélange de graines qui fleurira après quelques semaines en terre ! Cette entreprise pleine d’ambition réfléchit déjà à des solutions de compostage à grande échelle, pour le jour où leurs baskets se vendront en très grande quantité.

- Un aperçu de la Virgin Collection OAT
PIOLA
Après une année passée à Lima au Pérou dans une ONG en 2007/2008, Antoine BURNIER a la volonté de créer un projet de développement économique et social avec le pays. La rencontre en Amazonie péruvienne avec les “Shiringueros” correspond à l’origine d’un projet qui va au delà de la démarche équitable. Piola, en dialecte espagnol péruvien, signifie “élégant”. “Piola Projet Pérou” est un projet équitable qui a été intégralement mis en place en août 2010.
Ce projet réunit quatre acteurs :
- Ecomusa, une entreprise de 33 producteurs de caoutchouc, appelés “Shiringueros” ou saigneurs d’hevea brasiliensis. Les 33 Shiringueros ont reçu une formation des ONG WWF [9] et CARE [10], un programme des Nations Unies appelé PRA (Programa de Reduccion y alivio de la pobreza : programme de réduction et élimination de la pauvreté).
- Oro Blanco, partenaire sur la démarche équitable avec les “algodoneros”, 55 producteurs de coton organique Tanguïs réputé l’un des meilleurs coton sur la scène internationale pour la longueur de sa fibre. Oro Blanco a été créée par l’ONG Solidaridad [11]
- San Jacinto, l’entreprise de filage-tissage-teinture qui à la charge d’égrener le coton grâce à une coopérative située à Canete.
- Calzados Chosica, l’entreprise qui s’occupe de la conception et de l’assemblage des chaussures.
Piola produit donc des sneakers élégantes, très fines à partir du latex naturel d’hévéa et de coton biologique Tanguïs reconnu pour sa très forte résistance.
Cependant, Piola précise ne pas pouvoir rémunérer équitablement les salariés de cette dernière car les quantités minimes de chaussures commandées ne permettent pas de contrôler la gestion de cette grosse structure et influer sur les salaires.

- Quelques modèles PIOLA
PO-ZU & TIMBERLAND
Sans doute une des meilleures collaborations de l’année est celle de Po-Zu et Timberland. Les deux marques ont travaillé ensemble pour élaborer une collection de chaussures fabriquées dans le respect de l’environnement. Confort maximum, gaspillage minimum, telle est la devise de la marque PO-ZU, dont le nom est inspiré d’un mot japonais qui signifie “pause”, pause pour les pieds qui nous portent, mais également pause pour l’environnement qui souffre lamentablement de l’industrie de la chaussure. La marque fait un effort exemplaire dans les processus de fabrication de ses produits afin de réduire au maximum les déchets. Pour cela, leurs chaussures sont conçues à partir des matériaux naturels et n’intègrent pas d’éléments nocifs pour l’utilisateur.
On ne présente pas Timberland, bien présente dans le secteur de la chaussure ainsi que dans celui des vêtements et accessoires. Timberland continue de se développer grâce à la qualité unique de ses produits ainsi que pour leur résistance, mais s’engage elle aussi dans la protection de l’environnement.
De cette collaboration émane une collection composée de 9 modèles pour le printemps/été 2011. Pour réaliser ces chaussures, Po-Zu et Timberland ont utilisé principalement des matériaux naturels parmi lesquels la fibre de coco, le caoutchouc de latex naturel et d’autres matières biodégradables. La collection est simple, mais élégante et confortable. Pour finir, les boîtes à chaussures feront également office de support pour plantes, produites à partir de fibres de coco. Leurs chaussures sont recyclables à 80%.

- Un aperçu de la collection POZU & TIMBERLAND et leur boîte végétale
SIMPLE® SHOES
Créée en réaction à un marché de la chaussure hyper marketé, hyper sophistiqué et hyper technologique, cette entreprise californienne s’est d’emblée positionnée par un retour aux sources. En 2004, des formes simples, des matériaux naturels et une bonne dose d’humilité donnent naissance à la première gamme de la marque qui rencontre un joli succès… Assez, en tout cas, pour donner des idées à ses créateurs... Depuis, de nombreuses collections se sont succédées, toutes plus écologiques les unes que les autres. La liste des matériaux employés est impressionnante ! On y trouve des matières naturelles : chanvre, soie, laine, coton bio, caoutchouc naturel, bambou mais aussi d’improbables matières recyclées : pneus de voiture, chambres à air de vélo, rebus de moquette, bouchons en liège, bouteilles en plastique, journaux…
Le résultat laisse rarement indifférent… Si les formes atypiques des chaussures Simple® Shoes peuvent déplaire, la démarche elle, en revanche, est attirante.

- SIMPLE® SHOES pour homme, femme et enfant
VEJA
« Au-delà des films sur l’environnement, au-delà des discours des multinationales qui construisent des vitrines vertes pour cacher le désastre, au-delà des Copenhague remplis d’incantations et de promesses politiciennes. Agir. Et malgré cette “nouvelle” économie à la devanture verte, essayer de proposer une vision différente. Celle qui lie le bio au commerce équitable, celle qui joint développement économique, environnemental et social. Celle qui propose une évolution culturelle. Globale. » C’est ainsi que se présente l’entreprise.
Veja voit les choses en vert puisque le coton est issu de l’agriculture biologique et les semelles sont en caoutchouc sauvage d’Amazonie. Leur collection “Méditérannée” est disponible en quatre coloris. Mais l’entreprise poursuit son parcours atypique dans l’univers de la mode éthique avec le lancement de la basket “SPMA” à savoir “Sao Polo Mon Amour”. Disponible en 5 couleurs, cette collection complète la gamme de Veja avec une forme “Hi-Top”.
Veja est toujours fidèle à ses convictions concernant le caractère écologique de ses produits. Le cuir utilisé pour la fabrication des “SPMA” est tanné à partir de substances végétales au lieu des métaux lourds utilisés traditionnellement, la semelle est en caoutchouc naturel d’Amazonie et la doublure est en coton biologique.

- Les chaussures VEJA
Sources :
BIONAT®
EL NATURALISTA
FYE
MOYI EKOLO
OAT Shoes
PIOLA
PO-ZU
SIMPLE® SHOES
TIMBERLAND
VEJA
Le logo de l’article est une illustration d’Anne-Sophie REMBAUD - Voir son blog très sympa.
[1] La “fleur” correspond au dessus du cuir, le côté de la peau qui portait les poils. C’est la partie la plus dense de la peau. Le terme “pleine fleur” signifie que le cuir a conservé toute l’épaisseur de sa fleur d’origine, car elle ne contient aucun défaut ou très peu. Le finissage est directement appliqué sur le côté fleur.
[2] Une ONG ou Organisation Non Gouvernementale est une organisation d’intérêt public qui ne relève ni de l’État ni d’une institution internationale
[3] GoodPlanet est une fondation reconnue d’utilité publique présidée par Yann Arthus-Bertrand qui œuvre à la sensibilisation et à l’éducation du public à l’environnement. La fondation reprend le rôle et les activités de l’association GoodPlanet à but non lucratif loi 1901 créée en juillet 2005.
[4] Le Relais, membre d’Emmaüs France, mène des actions pour un monde plus juste et solidaire au Sud et au Nord. Celles-ci sont à l’opposé de l’aide d’urgence et s’attaquent aux causes des états de misère.
[5] Planète Urgence est une association de Solidarité Internationale (on dit aussi ONG) créée en 2000, et reconnue d’utilité publique en 2009. Elle est régie par la loi de 1901 et a pour objectif de renforcer l’autonomie des populations du Sud et préserver leur environnement
[6] Lancé par la Délégation Interministérielle à l’Innovation, à l’Expérimentation Sociale et à l’Économie Sociale, l’objectif du concours est de promouvoir des initiatives économiques innovantes en matière de commerce équitable et de commerce solidaire.
[7] Partant du constat que la France traversait une crise climatique et écologique de grande ampleur, le Président de la République a initié le Grenelle Environnement, dès le 21 mai 2007. Le Grenelle Environnement réunit pour la première fois, l’État et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables.
[8] Green Fashion Awards d’Amsterdam est une compétition pour les entrepreneurs dans le secteur de la mode, pour les particuliers (seul ou en équipes) ayant une vision de ce à quoi l’avenir de la mode devrait ressembler. L’objectif du concours est de trouver des entrepreneurs talentueux de l’industrie qui ont envie de créer une entreprise de mode tout en préservant la biodiversité.
[9] Le WWF est la première organisation mondiale de protection de la nature qui compte plus de 5 000 000 de donateurs. Il recherche dans le monde entier la concertation pour la mise en œuvre de solutions concrètes et durables.
[10] CARE est une Association de Solidarité Internationale, non confessionnelle et apolitique, qui regroupe 14 associations nationales travaillant ensemble à la mise en œuvre de plus de 1000 projets d’urgence et de développement dans près de 70 pays en Afrique, en Asie, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Europe de l’Est.
[11] Solidaridad Internacional est une ONG dont le but est de soutenir les pays en développement les plus pauvres, grâce à l’identification et la mise en œuvre de projets de coopération, de développement et à l’action humanitaire, aux activités d’éducation au développement, de sensibilisation et de promotion au commerce équitable de distribution.
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